LES antipodes
BREST_DU 1er AU 6 MARS 2005 / LE QUARTZ

LE PROGRAMME JOUR PAR JOUR

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LES SPECTACLES

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(des marches, des vidéos, des rencontres, la folle journée de la danse)

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L'AFFICHE DES ANTIPODES ... une photo de Pascal Drouard


Pascal Drouard est invité par le Centre Atlantique de la Photographie. Ses photos sont accrochées à la Galerie du Quartz jusqu'au 27 mars. Il est toujours délicat de choisir ou d'imaginer un visuel pour le Festival Les Antipodes : la programmation du festival rassemble en effet un grand nombre de projets artistiques qui portent des esthétiques très diverses, parfois contradictoires. De surcroît le festival est un rendez-vous organisé autour de la création avec une majorité de spectacles inédits pour lesquels il n'existe pas encore d'iconographie (peu ou pas de photos de répétition).

Cette photo de Pascal Drouard nous a semblé proche dans l'esprit de l'imaginaire déployé par beaucoup des chorégraphes invités au Festival Les Antipodes depuis trois ans. L'apparition d'un artiste sur une scène de théâtre dans le plus simple appareil n'est jamais neutre, elle signifie un "retour du réel " dans le monde de la représentation symbolique et un moment de crise dans l'ordre de la convention théâtrale. Pour ces artistes le corps nu et sa mise en scène s'inscrivent dans une approche critique de la société : son exhibition n'est pas seulement une transgression destinée à provoquer le scandale (comme on le pense souvent) mais aussi une forme de résistance à un monde moderne qui dérive sous l'effet conjugué de la technique, des valeurs marchandes et du trafic des symboles (via la publicité et la communication) vers une forme de "déshumanisation".

La photographie de Pascal Drouard nous a paru s'inscrire dans cette logique du "corps critique ". Cette image n'est pas "sexiste" : pour couper court à toute spéculation à ce sujet le plus simple est de donner la parole à Shirley, qui pose nue et empaquetée devant l'objectif du photographe : "Le NON sur la bouche pour représenter toutes les formes de censure de notre société. Plus que jamais le corps a son langage dans les images de pub, de mode. Le physique doit primer, il est mis sur le devant de la scène ! Le plastique comme préservatif ".

   
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