vestis |
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| CRÉATION | |||
jeudi 13 mars à 19h30, vendredi 14 mars à 19h00, samedi 15 mars à 18h00.
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| raphaËlle delaunay | |||
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![]() Photo : Philippe Savoir |
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Au départ, il y a mon penchant pour le transformisme et mon plaisir à incarner des personnages par le biais du costume. La rencontre avec Agathe Delabre, costumière, a déclenché le processus de recherche autour de la question du corps et de l'identité à travers le vêtement. Parce que nous avons vite été confrontées au cours de nos discussions et de nos pratiques à une hiérarchie dans nos métiers de "danseuse" d'une part et d'"habilleuse" d'autre part, il me semblait juste de faire face à cette réalité d'habilleuse et d'habillée. Inspirée par les gestes intimistes et lancinants de la confection, j'en ai extrait une matière chorégraphique. Armor-Lux nous a ouvert les portes de son usine de confection : la confrontation avec les mécanismes de production a réorienté le projet de manière très significative vers une réalité industrielle, économique et donc politique. Des "petites abeilles" aux "petits rats", le lien s'est établi naturellement et ce, malgré des antagonismes flagrants entre les lustres de l'Opéra et les néons de l'usine, entre les ouvrières et les artistes de la danse. Vestis s'inspire de l'univers de la confection, plus précisément des étapes successives qui précèdent la réalisation d'un vêtement. De l'usine aux podiums, de la bobine de fil au prêt-à-porter, Vestis décline nos codes vestimentaires et les identités qu'ils révèlent. La danse jaillit de la mécanisation du corps. L'utilisation des pointes et du vocabulaire classique transpose le propos dans une réalité de corps qui m'est familière : celle de la répétition et de l'automatisation du geste. Pas à pas, au prix d'efforts non dissimulés, une chorégraphie émerge... le corps/machine se détache progressivement de la matière pour exulter dans le plaisir et la transe. Raphaëlle Delaunay |
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