| (not) a love song | |||
vendredi 14 mars à 22h00, samedi 15 mars à 22h30.
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| alain buffard | |||
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De Good Boy (1998) aux Inconsolés (2005), la question du genre et des représentations de la sexualité a traversé chacune de mes pièces. L'insistance de ces enjeux me confronte à des interrogations qui sont à la fois formelles et politiques. Depuis quelques années, je caresse le rêve de me frotter au genre difficile de la comédie musicale. Avec ce projet, je voudrais contaminer les codes musicaux et dramaturgiques du genre, en puisant dans ce qui m'a nourri depuis toujours, au confluent de musiques et de climats esthétiques et émotionnels très variés. (Not) a Love Song est l'occasion d'une dérive frayant dans les parages d'un certain cinéma - du Sunset Boulevard de Wilder au Veronika Voss de Fassbinder... : là où la mémoire des postures, des lumières, des voix, des gestes seront le prétexte à un genre inédit : la tragédie musicale. Chansons donc, pour servir de support à une trame dramatique relayée par les trois personnages féminins qui se constituent dans l'ombre des souvenirs cinématographiques. Nous nous sommes inspirés de certaines scènes : pour n'en citer que deux, je pourrais évoquer tout autant l'impressionnant face à face de Bette Davis et Joan Crawford dans Whatever happened to Baby Jane ? ou bien encore cet autre film de Robert Aldrich, The Killing of Sister George, où Beryl Reid annonce à sa petite amie que son personnage de série TV sera assassiné lors du prochain épisode. (Not) a Love Song se propose de figurer ces multiples pertes. Alain Buffard |
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