ANTIPODES'08, du 2 au 15 mars 2008, LE QUARTZ, scène nationale, Brest
 
jerk
 
CREATION - Artiste associÉE au quartz
Ce n'est pas pour les enfants

mercredi 5, jeudi 6 et vendredi 7 mars à 18h00, samedi 8 mars à 16h30,
mardi 11 et mercredi 12 mars à 19h00.

Centre d'art Passerelle • Tarif : 8,50€ - Pass' Antipodes
Les spectateurs portant des lunettes de vue doivent impérativement les avoir sur eux !
Durée estimée : 1h00
GisÈle Vienne

Solo pour un marionnettiste,
d'après une nouvelle de Dennis Cooper


Mise en scène : Gisèle Vienne
Dramaturgie : Dennis Cooper
Musique : Corrupted et Peter Rehberg
Créé en collaboration et interprété par :
Jonathan Capdevielle
Stylisme : Stephen O'Malley
Scénographie :
Jean Luc Verna et Gisèle Vienne
Marionnettes :
Gisèle Vienne et Dorothéa Vienne Pollak
Maquillage :
Jean Luc Verna et Rebecca Flores
Lumières : Patrick Riou



Photo : Gisèle Vienne

Jerk est une reconstitution imaginaire étrange, poétique, drôle et sombre des crimes perpétrés par le serial killer américain Dean Corll, qui, avec l’aide de deux adolescents, David Brooks et Wayne Henley, a tué plus d’une vingtaine de garçons dans l’état du Texas au milieu des années 70.
Dans la pièce, David Brooks purge une peine à perpétuité. En prison, il apprend l’art de la marionnette qui lui permet en quelque sorte de faire face à ses responsabilités quant à sa participation aux crimes. Il a écrit une pièce qui reconstitue les meurtres de Dean Corll, utilisant des marionnettes pour interpréter tous les rôles. Il présente son spectacle en prison pour une classe d’étudiants en psychologie d’une université locale.

La violence et l’humour du texte obligent à une représentation où l’éclat de la violence transparaît. La forme du théâtre de marionnettes à gaines en castelet a d’ailleurs été traditionnellement conçue pour l’interprétation de sujets violents et transgressifs. En effet, Jerk  mêle sans complexe sexualité et violence, dans un registre digne de l’esthétique gore, s’inscrivant, en ce sens, dans la lignée des textes interprétées dans le répertoire de la marionnette à gaine.

Le texte est mis en scène sous la forme d’un solo pour un marionnettiste, utilisant des marionnettes à gaines, tenant également le rôle du bonimenteur.
L’histoire aussi réaliste soit-elle, semble à la limite de l’irréalisme. Le réalisme apparent de la pièce vient, outre sa narration linéaire, du fait que la pièce se fonde sur une histoire vraie, et que le marionnettiste et le bonimenteur sont interprétés sans aucune distance quant à ce qui pourrait être le personnage de David Brooks.

Jerk , s’inscrit comme une synthèse des trois pièces réalisées en collaboration avec l’écrivain américain Dennis Cooper, I Apologize (2004), Une belle enfant blonde (2005) et Kindertotenlieder (2007). Les liens entre fantasmes et réalité sont sans cesse ré-interrogées dans ces trois pièces et notre perception du réel y est donc constamment déplacée. Jerk, plus réaliste, témoigne à travers une narration cohérente et linéaire, de la crédibilité que ce type de forme induit de manière incontestable. Et c’est cet aspect incontestable qu’il s’agit de remettre en question au travers de nos différentes expériences formelles.


Avec l'accompagnement technique :
du Quartz – Scène nationale de Brest
Direction technique :
Nicolas Minssen
Régie plateau :
Christophe Le Bris
Administration-diffusion :
Bureau Cassiopée
Production déléguée :
DACM Avec la collaboration du Quartz - Scène nationale de Brest
Coproduction :
Le Quartz - Scène nationale de Brest, Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l'accueil-studio
Avec le soutien de :
la Drac Rhône-Alpes / Ministère de la culture et de la communication, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil Général de l'Isère et de la Ville de Grenoble.

Tournée :

- Jerk : du 18 au 22 mars 08, à la Ménagerie de Verre, Paris
- Kindertotenlieder : les 24, 25, 26, 28 et 29 avril 08 au Théâtre de la Bastille, Paris


www.g-v.fr
www.cac-passerelle.com