cŒurs croisÉs |
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| INÉDIT - NOUVELLE VERSION | |||
vendredi 7 mars à 20h30, samedi 8 mars à 15h00 et 20h30 .
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| cabaret de philippe decouflÉ | |||
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![]() Photo : Agathe Poupeney |
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Adepte de la "derrièrologie", cette science des fausses raisons cachées, Decouflé explore aujourd'hui les frontières de l'intime et de l'exhibé. Et d'interroger : "Pourquoi diable se déshabille-t-on ?". La question est d'importance, si l'on songe notamment au réchauffement de la planète ou à la dichotomie du corps et de l'esprit. à tout cela, ce spectacle apporte des réponses imagées. Disons simplement que tout y devient prétexte à effeuillage. Les numéros sont annoncés par des ouvreuses "déverguindées". Une Betty Boop en vraie grandeur, minijupe et talons compris, donne le "la" à l'ensemble. La lumière évoque tantôt les néons de Pigalle tantôt le sable d'une plage surchauffée. Sur la grande scène de la séduction, des strip-teaseuses professionnelles croisent des danseuses ou des novices de l'effeuillage. Avec sa langue de magicien, Decouflé refaçonne le tout dans un bric-à-brac de cirque, de danse, de comédie, de music-hall et de numéros de strip pastichés. Ici les canons de la beauté sortent des cabinets de curiosités. Il est dit, montré et démontré que Decouflé aime les corps dans la diversité de leurs anatomies, leurs rondeurs charnelles et leurs exubérances. Erich Inciyan «Enfant je rêvais de devenir dessinateur de BD. Le dessin est souvent au départ de mon processus de création. Je jette des idées, croque des images qui me passent par la tête. Ma culture, c'est la BD, la comédie musicale, la danse dans les boîtes de nuit, et... Oskar Schlemmer, chorégraphe du Bauhaus. La découverte des photos des personnages de son Ballet triadique a été une révélation. J'avais envie, depuis longtemps, de travailler avec des formes géométriques simples : un cube, un triangle, cela me plaisait d'observer comment ces lignes, ces volumes, se comportaient entre eux. Alwin Nikolaïs m'a enseigné l'importance de la lumière et du costume, l'assurance qu'on pouvait tout mélanger. Techniquement, c'est Merce Cunningham qui m'a le plus formé à la danse. à New York, j'ai suivi les stages de vidéo que lui-même donnait : passionnant. J'y ai appris à maîtriser les problèmes de distance et de géométrie, les règles élémentaires de l'optique et du mouvement. Tex Avery m'a beaucoup inspiré dans la recherche de gestes a priori impossibles à réaliser... Il me reste toujours quelque chose de ce désir, une bizarrerie dans le mouvement, quelque chose d'extrême ou de délirant... Je recherche une danse du déséquilibre, toujours à la limite de la chute. Avec des modèles comme les Marx Brothers par exemple, et en particulier Groucho Marx, j'ai cultivé la prise de risque malicieuse, la répétition comique de l'erreur...» Philippe Decouflé. |
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