batracien, l'aprÈs-midi |
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jeudi 13 mars à 21h00, vendredi 14 mars à 19h00, samedi 15 mars à 17h00.
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| bernardo montet | |||
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Batracien, l'après-midi prolonge la recherche menée dans la pièce Les batraciens s'en vont qui était interprétée par 5 danseurs (2006). Abordant un travail de transformation, Bernardo Montet est aujourd'hui seul en scène et va à l'épure. Se dépouillant de tout, il parcourt à nouveau, seul, le chemin qui se glisse jusqu'aux régions instables de notre état d'Homme. Premier vertébré sorti de l'eau, le batracien témoigne de notre origine, de notre mémoire, convoque notre verticalité dans sa porosité au monde. Batracien, l'après-midi... C'est plonger dans une dimension sensorielle quasi chamanique. Littéralement, le danseur est traversé par l'oeuvre sonore du sculpteur Lorella Abenavoli, Le Souffle de la Terre, transposition dans le domaine audible des vibrations du globe terrestre. Ces infrasons inaudibles à l'oreille humaine nous traversent en permanence. Ce souffle est comme une boîte noire qui enregistrerait les secousses de notre astre, qu'elles soient dues à des événements géologiques ou humains. Des millions de corps qui chutent ne résonnent-ils pas à travers le temps ? Batracien, l'après-midi... est une traversée de la matière, de son état le plus magmatique au plus aérien, où la terre, la chair, le souffle, la plainte, les bégaiements, le chant constituent la danse. |
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