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Photo: Alain Monot


CHRISTIAN RIZZO
Autant vouloir le bleu du ciel...

Artiste indisciplinaire dont le parcours est accompagné par Le Quartz depuis plusieurs saisons (100% Polyester accueilli en février 2000, Et pourquoi pas bodymakers… créé en février 2001, Avant un mois je serai revenu… créé en octobre 2002), Christian Rizzo développe des projets où les arts visuels, la danse, la musique, le design et le stylisme constituent les divers éléments d'un vaste champ d'expérimentation. Autant vouloir le bleu du ciel et m'en aller sur un âne est le premier volet d'un diptyque consacré aux relations entre le son, la lumière et l'activité performative. Cette création fait la part belle aux musiques électroniques, aux procédés de spatialisation du son et construit pour le spectateur une expérience du regard par le découpage de l'espace audiovisuel et visuel en plans et en volumes.


Christian Rizzo : à propos de Autant vouloir le bleu du ciel ...
Sa biographie

Christian Rizzo à propos de Autant vouloir le bleu du ciel et m'en aller sur un âne.


Dessin : Fiora Marfaing

" Porté par un dispositif scénique proche de l'installation architecturale, un tri-logue se met en place entre les activités respectives des trois protagonistes : Christian Rizzo (actions dansées), Gerome Nox (traitement du son), Caty Olive (lumière).
Chaque action dansée est productrice d'une matière sonore aussitôt transformée.
La lumière s'interroge comme présence musicale du regard.
La transformation ou métamorphose et les glissements du statut du corps en représentation deviennent alors les enjeux de ralliement, laissant planer (comme dans tous les projets de l'association fragile) des présences fantomatiques.
Peut-être les poètes Yukio Mishima et Mario de Sà-Carneiro, peut-être le peintre Carravagio, peut-être…
Construire un espace-temps stratifié, comme un lieu qui n'est plus le lieu d'un discours sur le monde mais d'un discours sur l'être, le lieu de l'échange de l'homme avec lui-même, l'espace sonore et lumineux se présentant comme l'interface de ce dialogue, celui qui précisément a pour mission de donner corps à l'intimité mouvante mise en regard : la performance. "

Biographie

Avant la danse, Christian Rizzo monte un groupe de rock et une marque de vêtements à Toulouse, suit une formation d'arts plastiques à la Villa Arson à Nice et exerce plusieurs professions à Paris pendant cinq ans. Et le hasard des rencontres le mène sur scène…

Danse et théâtre…
Depuis 1990, il a travaillé successivement avec Jean-Michel Ribes, William Petit (Place Padovani et Ultima Vez), Mathilde Monnier (Face Nord et Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt), Catherine Anne (Chaines et La ralentie), Hervé Robbe (Factory et Id), Mark Tompkins (Home, Gravity et comme assistant sur Under my skin), Georges Appaix (Gauche-Droite), Vera Montero (La chute d'un ego et Poésie et sauvagerie dont il signe également les bandes-sons), Catherine Contour (Chambres, Autoportrait avec Vaches et Autoportrait 9x9), Emmanuelle Huynh (Distribution en cours), et Rachid Ouramdane (Les absents ont toujours tort, Au bord des métaphores, + ou - là, Structure Multifonctions, en trio avec l'artiste Nicolas Floc'h).

Avec L'association Fragile, il crée Y'là, solo (1997), présente projet-type(s), performance pour vingt participants-hommes dans une vitrine en collaboration avec le compositeur Gérome Nox (1998), propose objet dansant n° 1 et Hello Dolly au lab7-ginjal à Lisbonne, performance avec Laur Meyrieux à Public (Paris, 1999), présente actuellement en France et à l'étranger 100% polyester (accompagné de l'éclairagiste Caty Olive), et pourquoi pas : "bodymakers", "falbalas", "bazaar", etc, etc...?, création au Festival Danse(s) au Quartz de Brest en février 2001. Il réalise la même année Un mensonge (deux nuits d'été), un solo accompagné par le compositeur Gérôme Nox pour le Festival Entre cour et jardins. En 2002, il propose une performance pour + si affinités (Fiac 2002), il signe pour Rachid Ouramdane un solo Skull*cult dans le cadre du Vif du sujet, présenté en Avignon à l'été 2002, et crée avant un mois je serai revenu et nous irons ensemble en matinée, tu sais, voir la comédie où je t'ai promis de te conduire au Quartz à Brest. En 2003, il est en résidence d'artiste à l'École Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse et expose à l'Espace des Arts de Colomiers, ainsi qu'à la Chapelle Saint-Jacques, Centre d'Art de Saint-Gaudens. Il conçoit également une sculpture au Dancing, proposition de David Rosenberg (mai 2003) à la Galerie Michel Rein-Paris. En juin 2003, il reçoit le Grand prix de la critique 2002/2003 - palmarès danse / révélation chorégraphique - du Syndicat Professionnel de la Critique dramatique et Musicale pour sa dernière création. La même année, il présente une performance avec quatre danseurs, numéro 13, dans le cadre des soirées nomades "Odorama", sur le thème du parfum, à la Fondation Cartier de Paris le 13 novembre.
Parallèlement, il crée les costumes pour des chorégraphies de Mathilde Monnier, Hervé Robbe, Jean-Marc Eder, Félix Ruckert, Emmanuelle Huynh, Rachid Ouramdane, Vera Montero, Sylvain Prunenec, Christian Bourigault et Catherine Contour, ainsi que des bandes-sons pour certains d'entre eux.

   
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