
Photo : Alain Monot |

CHRISTINE QUOIRAUD
Solo mais pas seule et
Marches
performances
Christine
Quoiraud formule aujourd'hui une conception originale
de la danse qui replace le corps dans le paysage par
la marche. Pour elle, la marche est une errance attentive,
un vagabondage expérimental, une déambulation rituelle,
un nomadisme poétique…
Marcher devient une action artistique en soi.
Son parcours amène Christine Quoiraud à re-situer la
distinction entre marche et danse, et à questionner
la notion de l'art ainsi que les conditions de sa production.
Elle crée Solo mais pas seule,
recherche qui se développe autour du corps qui danse.
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Extrait sonore : Le
Brest de Christine Quoiraud >>>
Une petite Biographie
Entretien
avec Christine Quoiraud
Les marches dans la ville
>>> Voir les reportages >>>
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Biographie
Christine Quoiraud a rencontré la danse auprès de Dominique
Bagouet, Viola Farber, du groupe MA (Yano, Lila Greene,
Mark Tompkins) avant de s'initier au "body weather work"
et au Butô. Après un long séjour au Japon de 1985 à
1990, elle revient en France. Pendant les années quatre-vingt-dix
elle poursuit un chemin singulier qui relie étroitement
création artistique et enseignement de la danse, voyages
et rencontres avec des artistes et scientifiques…
Christine Quoiraud ressemble
un peu à un personnage de MANGA. Parce qu'elle
a vécu longtemps au Japon? >>>
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Entretien
avec Christine Quoiraud
Quels sont les moments déterminants de ton parcours artistique
sur les dix dernières années ?
Photo : Alain Monot
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C.Q.
: Min Tanaka organisait une sorte de festival au Japon,
j'ai participé à sa mise en œuvre en 1988'1989. Cela m'a permis
de nombreuses rencontres avec les artistes du land art. Avant
de partir au Japon, j'avais fait des études en arts plastiques
et ces rencontres m'ont redonné le goût de cet aspect artistique
(déambulation, carnet de route) que j'avais un peu abandonné
en m'investissant dans la compagnie de Min Tanaka. Au Japon
faute de langage j'observe pour intégrer la danse.
Au retour du Japon, j'ai débuté le projet Corps-paysage auquel
j'ai consacré cinq ans (de 1995 à 1999). C'est un projet qui
s'est souvent concrétisé sous la forme de stages et de performances
in situ. J'y ai souvent intégré des invitations à des artistes
européens. À chaque étape de ce projet, il y a toujours une
présentation au public. Marche et danse vient de là. J'ai
toujours eu un goût pour la marche et plus particulièrement
la solitude que permet la marche. Pendant ces marches je prête
attention à ce qui se résout dans le passage d'un point à
un autre. C'est de ces différentes pratiques que je tire tous
les ingrédients pour le travail qui sera présenté au Quartz
en février…
En 2000, je suis partie autour du monde grâce à une bourse
"Villa Médicis hors les murs". Cette expérience a été un grand
déclic. Sur ce tour du monde, j'ai monté des projets qui me
permettaient de tester la marche dans des dispositifs très
variés (par exemple à Los Angeles qui est vraiment l'endroit
où la voiture est reine, je suis parvenue à faire marcher
des gens…). Le hasard a mis des scientifiques sur ma route
(géologues, botanistes, ethnologues, etc.) ce qui m'a permis
de m'ouvrir à un autre point de vue sur le monde, sur le corps
et son rapport à l'environnement. J'avais déjà dans les années
quatre-vingt-dix questionné ma pratique à travers de multiples
collaborations avec des plasticiens, des vidéastes, des comédiens,
des musiciens… Il s'agissait de bousculer ma danse…
C'est aussi à partir de ce "tour du monde" que je me suis
interrogée sur le rôle politique de l'artiste. Depuis j'ai
toujours monté des projets qui grâce au soutien des programmateurs
impliquent la gratuité de leur accès pour le public. Un parti
pris important au cours de ces trois dernières années. Le
sujet de Solo mais pas seule c'est " Qu'est-ce-qu'une œuvre
d'art et combien ça coûte? ".
Marches performances dans la ville
En amont du festival, dans le cadre de la résidence de création
de Solo mais pas seule, Christine
Quoiraud propose au public deux marches dans la Ville de Brest
les samedis 14 et 21 février de 10h à 17h.
Pour en savoir plus 
 
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